Encore une belle journĂ©e ensoleillĂ©e estivale pour 14 membres du Chapter Plaine de France qui leur a permis de profiter dâune belle sortie en pleine nature au Golf de Domont Ă la rencontre de nos amies les abeilles.
Au sein de la structure du Golf de Domont « La Fabrique qui Pique », boutique et centre de formation situĂ©e Ă Groslay, propose des initiations Ă la dĂ©couverte du monde des abeilles accompagnant cette si belle aventure apicole aux passionnĂ©s et professionnelles familiaux par des formations et stages en prĂ©sentiel ou en ligne du dĂ©marrage Ă leur installation professionnelle jusquâau perfectionnement. Venir se former Ă la fabrique qui pique câest vouloir pratiquer une apiculture diffĂ©rente de ce qui se fait actuellement dans le secteur de lâapiculture. Elle constitue aujourdâhui un acteur complet de lâapiculture dans le ValâdâOise, combinant matĂ©riel, expertise et formation.
Notre apiculteur Mathieu, son fondateur et dĂ©fendeur dâune apiculture plus respectueuse des abeilles et de son Ă©cosystĂšme, accueille nos valeureux bikers et ladies autour dâun petit dĂ©jeuner garni en salle de visionnage et formation du Golf oĂč ils vont dĂ©couvrir le grand et beau monde des abeilles, certain souhaitant appliquer Ă leur domicile sa mĂ©thode et/ou dâautres se rĂ©concilier avec ces travailleuses qui piquent tant elles nous sont vitales. Nous pourrons ensuite aller tous ensemble rendre visite au rucher en pleine forĂȘt du domaine et pouvoir appliquer lâapprentissage de cette initiation Ă lâapiculture que nous expose maintenant MathieuÂ

 La sĂ©ance commence par la prĂ©sentation de ces insectes hymĂ©noptĂšre pollinisateurs essentiels Ă la vie humaine. En clair, câest une cousine de la guĂȘpe et de la fourmi strictement vĂ©gĂ©tarienne ne se nourrissant que de nectar et de pollen qui assurent la pollinisation dâenviron 80 % des plantes Ă fleurs et dâun tiers de notre alimentation. Mais menacĂ©es par les pesticides, le Varroa (acarien parasite se nourrissant des corps gras des abeilles) et le frelon asiatique (dĂ©capite les butineuses Ă leur retour en ruche) nos abeilles ont besoin de notre aide đ
On peut distinguer les abeilles des guĂȘpes par plusieurs critĂšres de leur corps, leur couleur, leur rĂ©gime, leur comportement, leur rĂŽle dans le jardin et leur piqĂ»re. Lâabeille, velue et de couleur dorĂ©e-brune, butine fleurs et pollen et pique rarement mourant aprĂšs la piqure. La guĂȘpe est lisse, jaune vif rayĂ©e de noir avec une taille trĂšs marquĂ©e, carnivore et charognarde et peut piquer plusieurs fois.
En pleine saison une colonie compte jusquâĂ 80 000 individus. Dans une colonie il existe 3 castes : La Reine, lâouvriĂšre et le faux-bourdon.Â
- La reine đ , seule femelle vouĂ©e Ă se reproduire, vit 3 Ă 5 ans et pond jusquâĂ 2 000 Ćufs par jour en pleine saison. Les ouvriĂšres lâentourent en permanence pour la nourrir Ă la gelĂ©e royale.
- Les ouvriĂšres, femelles stĂ©riles reprĂ©sentant 99 % de la colonie, vivent 4 Ă 6 semaines en Ă©tĂ© (jusquâĂ 6 mois en hiver) et butinent, produisent la cire, nourrissent les larves, gardent lâentrĂ©e et fabriquent le miel đȘ
- Les faux-bourdons, mĂąles issus dâĆufs non fĂ©condĂ©s dont le seul rĂŽle est la reproduction, vivent 40 Ă 50 jours. Ă lâautomne, les ouvriĂšres les expulsent de la ruche : ils ne savent ni butiner ni se nourrir seuls. Implacable đÂ
Et oui messieurs, derriĂšre lâorganisation apparemment sans faille de la ruche, se cache un drame mĂ©connu, un acte de reproduction spectaculaire qui implique la mort des abeilles mĂąles đą. La reine est lâĂ©lĂ©ment central de la colonie seule femelle fertile de la colonie Ă©levĂ©e dans une cellule royale et nourrie Ă la gelĂ©e royale. AprĂšs son Ă©mergence, environ cinq jours aprĂšs sa naissance, elle sâenvole pour le vol nuptial đ°, un Ă©vĂ©nement dĂ©terminant pour sa capacitĂ© Ă pondre des Ćufs fĂ©condĂ©s pendant toute sa vie, une production qu’elle maintient pendant plusieurs annĂ©es, bien que cela dĂ©pende de la saison.
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Il existe 20Â 000 espĂšces dâabeilles dans le monde et plus de 1 000 espĂšces coexistent en France. 90 % sont solitaires, ne vivent pas en ruche et sont souvent plus efficaces que lâabeille domestiques pour polliniser certaines cultures.
- Lâabeille domestique, la plus connue, est Ă©levĂ©e par les apiculteurs pour produire du miel, cire, propolis et gelĂ©e royale et vit en colonie de plusieurs dizaines de milliers dâindividus.
- Lâosmie cornue, abeille rousse velue alliĂ©e numĂ©ro un des fruitiers, sort sous 12° bien avant les abeilles domestiques. Elle pollinise les arbres fruitiers en mars-avril et niche dans des tiges creuses ou des trous de 6 Ă 8 mm.
- Le bourdon est une abeille sociale et pratique la pollinisation par vibration en faisant vibrer son corps sur la fleur libérant ainsi le pollen des tomates, aubergines et poivrons.
 â ïžÂ Ne jamais dĂ©truire un nid dâabeilles et contacter un apiculteur pour capturer lâessaim et le rĂ©installer en ruche gratuitement. En revanche seul un professionnel agréé peu dĂ©truire un nid de frelons asiatiques â ïž.
     
Ce que nous mangeons grĂące Ă elles est indispensable Ă la reproduction des plantes Ă fleurs đŒ. Le pollen atteint le pistil dâune autre fleur donnant ainsi un fruit. Câest dire que le lien entre lâabeille et notre cuisine est direct. Chaque repas prĂ©parĂ© porte en lui le travail invisible de milliers de butineuses. Et Ă©videmment, le miel lui-mĂȘme, ce concentrĂ© de travail abeillier, mĂ©rite quâon sây attarde. Câest un aliment naturel polyvalent, offrant des avantages Ă©nergĂ©tiques, cardiovasculaires, immunitaires et cicatrisants, Ă condition dâen consommer de maniĂšre raisonnable et de choisir des produits de qualitĂ© đŻđ
đ Principalement composĂ© de sucres naturels (70 Ă 80 %), dont le fructose et le glucose, ainsi que dâenviron 10 % dâeau contenant Ă©galement des enzymes, vitamines du groupe B, vitamine C, minĂ©raux (calcium, potassium, zinc, cuivre) et des oligo-Ă©lĂ©ments essentiels pour lâĂ©quilibre cellulaire et le mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique. Il est recommandĂ© de privilĂ©gier les miels de qualitĂ© vendu principalement directement chez les apiculteurs, non pasteurisĂ©s, pour bĂ©nĂ©ficier pleinement de leurs propriĂ©tĂ©s nutritionnelles et mĂ©dicinales
- Son indice glycĂ©mique infĂ©rieur Ă celui du sucre limite les pics de glycĂ©mie et favorise une meilleure sensibilitĂ© Ă lâinsuline.
- Les antioxydants et composĂ©s anti-inflammatoires du miel aident Ă rĂ©duire les triglycĂ©rides et le cholestĂ©rol LDL, limitant lâathĂ©rosclĂ©rose et le risque de maladies cardiaques. Il contribue ainsi Ă protĂ©ger les artĂšres et Ă soutenir la santĂ© cardiovasculaire.
- Il possÚde également des propriétés antibactériennes qui aident à combattre certains agents pathogÚnes et à soutenir le systÚme immunitaire.
- En fin il est reconnu pour favoriser la cicatrisation des plaies et brĂ»lures, en accĂ©lĂ©rant la rĂ©gĂ©nĂ©ration des tissus et en rĂ©duisant lâinflammationÂ
Une fois toutes ces bonnes et enrichissantes informations donnĂ©es Mathieu nous convie Ă lâextĂ©rieur pour marcher dans le grand parc du Golf de Domont puis la forĂȘt de grands chĂȘnes et chĂątaigniers Ă la rencontre de nos travailleuses. Un petit arrĂȘt au pied dâun arbre nous fait dĂ©couvrir le piĂšge adaptĂ© Ă la capture des frelons asiatiques, les lieux ayant Ă©tĂ© investis par ces vilains guillotineurs dâabeilles. Reprenant le chemin nous voilĂ arriver au point stratĂ©gique oĂč il est nĂ©cessaire de sâĂ©quiper pour la visite du rucher et de ses charmantes habitantes. Chacun troque sa tenue de biker contre une combinaison dâapiculteur, intĂ©grale et blanche pour refouler la chaleur, des gants spĂ©cialisĂ©s et un chapeau avec filet. Nous voilĂ toutes et tous ainsi Ă©quipĂ©s prĂȘts Ă sâapprocher au plus prĂšs des ruches. Lâemplacement des ruchers se fait en fonction de lâenvironnement et de lâexposition.
   
(â’⥒â)  En approche nous entendons le bourdonnement des abeilles, hyperactives et dĂ©couvrons plusieurs habitacles installĂ©es en plein cĆur dâune forĂȘt de chĂątaigniers. Nous sommes arrivĂ©s au cĆur de la cachette des cavernes dâAlibaba et ses 14 bikers et ladies : « Le Rucher ». Nous Ă©tions en plein soleil bien prĂ©sents, debout autour de plusieurs structures abritant une colonie impressionnante dâabeilles voltigeantes autour de nous. Mathieu se tient au centre nous prĂ©cisant de ne pas faire de geste brusque pour ne pas les affoler. Ce nâĂ©tait pas le fameux vol nuptial mais l’affolement des insectes dĂ©tectant des intrus đš
AprĂšs avoir utilisĂ© son fumoir Mathieu saisit le cadre dâune ruche nous expliquant les fonctions de chacune des ruches prĂ©sentes puis cherchant la reine nous proposant de voir encore de plus prĂšs. L’intĂ©rieur de chaque ruche est composĂ© de rayons formĂ©s par des cellules hexagonales de cire dâabeille. Nos plus tĂ©mĂ©raires apprentis peuvent saisir avec prĂ©caution les diffĂ©rents cadres lĂ oĂč les abeilles utilisent les cellules pour le stockage de la nourriture (miel et pollen) et pour stocker les Ćufs, larves et nymphes pour le renouvellement de la population. La saisie de chaque cadre doit se faire avec prudence et mĂ©thode Ă lâaide dâune pince adaptĂ©e afin de ne pas Ă©craser nos travailleuses en pleine action.Â
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La ruche est l’unitĂ© de vie construite par lâapiculteur pour accueillir une colonie d’une des deux espĂšces d’abeilles domestiquĂ©es par lâenruchage ou lâenruchement (action de peupler d’abeilles une ruche). Il s’agissait autrefois d’une structure tressĂ©e ou creusĂ©e dans un tronc mort. Il s’agit aujourd’hui gĂ©nĂ©ralement d’une caisse de bois. L’apiculture moderne a apportĂ© les ruches divisibles, Ă cadres amovibles, facilitant la conduite des ruches. GrĂące aux cadres, les rayons construits par les abeilles peuvent maintenant ĂȘtre retirĂ©s et replacĂ©s aisĂ©ment, facilitant ainsi le suivi sanitaire et les rĂ©coltes. Dans les cadres, l’apiculteur place gĂ©nĂ©ralement une feuille de cire gaufrĂ©e pour accĂ©lĂ©rer le travail de construction des rayons des abeilles permettant aussi aux abeilles de se concentrer sur la production de miel plutĂŽt que sur la construction de nouveaux rayons et augmentant leur productivitĂ©. Une fois le miel rĂ©coltĂ©, les cadres bĂątis, dĂ©sormais vides, peuvent ĂȘtre rĂ©utilisĂ©s durant plusieurs annĂ©es.
Il existe deux grandes familles de ruches presque toujours fabriquée en bois :
- les ruches verticales modulaires Ă cadres qui peuvent ĂȘtre agrandies par empilement vertical de modules standard ou Ă barrettes appelĂ©es aussi « populaires » qui nĂ©cessitent beaucoup moins dâentretien mais produit beaucoup moins de miel que les ruches Ă cadres. Les dimensions des ruches verticales varient en fonction du nombre d’Ă©lĂ©ments empilĂ©s.
- et les ruches horizontales Ă barres adaptĂ©e aux rĂ©gions chaudes, de faible coĂ»t demandant peu dâentretien ne possĂ©dant pas de cadre impliquant peu ou pas de manipulation des rayons. Elles sont assez spacieuses pour accueillir des rayons supplĂ©mentaires, au fur et Ă mesure du dĂ©veloppement de la colonie.
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GĂ©nĂ©ralement peintes Ă l’extĂ©rieur en de nombreuses couleurs pour protĂ©ger le bois des intempĂ©ries, comme le bleu, le violet, le vert, le jaune ou le blanc par exemple qui sont trĂšs bien vus par les abeilles). Mais jamais en noir qui absorbe la chaleur. Il faut maintenir une tempĂ©rature supportable dans la ruche, les abeilles mourant au-delĂ de 48 °C. Pour aider les abeilles Ă retrouver plus facilement leur ruche un motif distinctif peut ĂȘtre peint (forme gĂ©omĂ©trique, lettre, numĂ©ro) les aidant Ă retrouver facilement leur ruche. Lors d’une excellente annĂ©e, une ruche trĂšs forte peut produire jusqu’Ă 100 kg de miel. RapportĂ© Ă la saison active de miellĂ©e (environ 3 Ă 4 mois), cela reprĂ©sente une production pouvant atteindre 800 g Ă 1 kg de miel par jour, correspondant Ă 4 millions de fleur visitĂ©es et 4 litres de nectar rĂ©coltĂ©s quotidiennement par nos butineuses đ.
Nos « cosmonautes » avides de connaissance en la matiĂšre sont ravis de cette belle visite et regagnent Ă la queue leuleu maintenant le chemin du retour laissant derriĂšre eux nos diligentes abeilles. Il faut dire quâen plein soleil ils cherchaient lâombre et vont pouvoir quitter leurs costumes d’apprentis apiculteurs. Une fois leurs tenues civiles retrouvĂ©es Mathieu propose sur place une dĂ©gustation de son miel en Ă©chantillon qui rĂ©galent toutes les papilles et ouvrent les appĂ©tits. Lâheure du repas sonne et le restaurant du golf nous attend. Nous finissons ensemble autour dâune bonne table en terrasse đŽđđ commentant avec amour cette belle aventure, toutes et tous heureux de cette merveilleuse et enrichissante journĂ©e ; une trĂšs belle rencontre avec la nature et ses habitantes devant qui notre Ă©mouvant devoir de respect, reconnaissance et dĂ©fense nous semble si important đ
Un grand merci Ă Christelle et Thierry qui nous ont permis de connaĂźtre plus profondĂ©ment le monde des abeilles, rĂ©veillant nos consciences Ă©cologiques et nous gĂ©nĂ©rant lâimportance de lâexistence de ses insectes volant pour lâavenir de lâhumanitĂ©. ProtĂ©geons les âźïž
