J’avais déjà entendu parler plusieurs fois de Morzine, événement Harley organisé par le HOG France, avec la participation de plusieurs milliers de bikers à chaque épisode. Mais cette année, pour raison de Covid, les différentes manifestations d’artistes prévus ne pouvaient avoir lieu. Cependant au Chapter Plaine de France 95, nous sommes tenaces, aussi Vincent et Delphine nous avaient préparé ce voyage et les sorties qui vont avec, bien à l’avance.

D’autre part notre présence en tant que bikers sur Morzine était un encouragement au commerce local, et à la station de façon plus générale, pour continuer à faire vivre cet événement dans le futur.

Aussi au petit matin du 14 juillet , les premières lueurs de l’aube venant juste d’apparaître, nous avions rendez-vous vers 6h30 à la station BP sur la N 104. Nous étions 25 bikers et bikeuses courageux à prendre le départ. Notre ami Laurent devait nous rejoindre sur place, à Morzine, dans l’après-midi.

 Quand je dis courageux, je pèse le mot car 680 kilomètres de route nous attendaient, ainsi que la pluie… En chemin, sur l’autoroute A6, Nono nous a fait une petite hypoglycémie, mais c’est un biker volontaire, et avec deux Mars c’est reparti ! Les conditions de route n’étaient pas loin d’être dantesques. En effet, lors de la traversée du Morvan, la température était tombée à 14 degrés et l’intensité de la pluie limitait la visibilité aux 3 ou 4 motos qui étaient devant moi, alors qu’en réalité il y en avait une dizaine !

Arrêt déjeuner avec un sandwich dans une station-service, et pour tout dire, chaque arrêt était bienvenu, histoire de remonter le moral et la température du biker ou de la bikeuse avec une boisson chaude et un peu d’humour.

Il y a des jours où on se dit, que le bonheur, il faut savoir aller le chercher ! Heureusement Vincent sait qu’il est au bout du chemin et en Road Captain volontaire, continue de nous emmener sous une pluie battante.

Enfin nous arrivons vers 16h30 au chalet à Morzine. Tout le monde était trempé et malgré ma couche confectionnée avec un sac poubelle et bourrée de coton à l’intérieur, l’eau avait pénétré, jusqu’aux régions les plus nobles de mon individu…

Elle était également rentrée dans nos chaussures et quand nous marchions, cela faisait schlurp schlurp …

Delphine nous attendait sur le balcon du chalet avec un grand sourire, heureuse de nous voir arriver. En fait, elle était partie la veille en voiture apporter du matériel et du ravitaillement pour le premier soir. Chacun sait que le moral est au fond de la gamelle, aussi le premier apéritif et le dîner qui devaient suivre étaient fondamentaux pour ramener le soleil dans les esprits.

Nous découvrons nos chambres, très spacieuses je dois dire, et commençons à nous installer. Sur chaque porte , nos prénoms au sein d’un petit dessin humoristique, dans le style Harley, nous indiquait que nous étions au bon endroit… Quelle belle attention de la part de nos organisateurs !

 

De bonnes surprises préparées par Delphine, des cadeaux de bienvenue nous attendaient sur le lit : une chaude serviette de bain portant l’intitulé « Plaine de France Chapter Morzine 2021 » et un petit flacon « d’eau dynamisante » de la marque Clarins.

Vraiment sympa tout ça ! Le séjour commençait bien.

Bon, une bonne douche, un peu de rangement, des vêtements secs, et nous voilà partis à l’apéro au premier étage. J’arrive dans un grand salon avec de larges canapés installés autour d’un d’épais tapis… ambiance montagne. Un peu partout sur les murs sont accrochés des tableaux à la mémoire des premiers skieurs. Dans un coin du salon trône un baby-foot à poignées parisiennes et les premières « gamelles » ne tardent pas à retentir ! Dans un autre coin de la pièce, il y a également une pompe à bière et les discussions vont bon train autour d’une table bien fournie en amuse-gueule ! Nono se sent  déjà beaucoup mieux et a retrouvé la pêche !

Puis nous gagnons la salle à manger ou se trouvent plusieurs grandes tables en bois pour déguster différentes pizzas, faute de barbecue compte tenu de la météo, et de bonnes glaces.

Vers 22h, fin de partie pour moi, pendant que d’autres continuent à discuter, mais j’ai eu ma dose, et par ailleurs peut être un peu trop forcé sur le Spritz, responsable d’ un « Strike » avec mes neurones, et,  ouille ma grand mère, la nuit fut plus qu’ agitée ! En plus Nono qui pétait  la forme à présent, donnait des coups de boule dans la cloison qui séparait nos chambres, pour une raison que j’ignore, et évidemment, ça tombait pile poil au moment  ou je me rendormais …Nono, un seul Mars la prochaine fois !

Donc jeudi matin, j’avançais en « mode radar » . Heureusement un bon petit-déjeuner nous attendait, avec croissants, pains au chocolat, salade de fruits, pain, beurre confiture thé et café, café, café, café pour mezigue ! 

Dehors, la pluie s’était un peu calmée, mais persistait néanmoins doucement.

Compte tenu de la situation défavorable pour une balade à moto, nous décidons d’aller faire un tour à pied dans Morzine, afin de découvrir la ville et toutes ses boutiques, dont certaines vendent des charcuteries ou des fromages locaux extrêmement alléchants. Quasiment tous les commerces sont ouverts, et pendant cette marche, nous observons près de la mairie et de l’église, un impressionnant torrent tumultueux qui traverse la ville : La Dranse de la Manche.

 

Au retour, stop près du syndicat d’initiative pour prendre une photo sous le portique «  I Love Morzine » avant d’aller s’assoir en terrasse d’un bar déguster une petite bière et regarder quelques Harley passer dans la rue principale, suivies par le bruit rauque de leurs pots d’ échappement.

Retour au logis pour un apéritif et déjeuner tous ensemble grâce à un excellent repas préparé par Olivier et Christelle.

 

Ensuite nous formons deux groupes , un qui part pour une balade découverte de 2h aller-retour vers une cascade, aller à pied et retour en marchant, et un 2e groupe plus petit pour aller voir l’abbaye d’Aulps et le musée de la mécanique musicale des Gets.

L’Abbaye d’Aulps est une abbaye cistercienne fondée à la fin du XI ème siècle.

C’est l’un des plus importants monastères de la Savoie médiévale. Après la Révolution française, ses bâtiments seront détruits en grande partie en 1823 et elle servira malheureusement de carrière pour construire d’autres monuments locaux. Sur le site, on retrouve les vestiges de l’abbatiale, les celliers, des jardins, la porterie et surtout l’ancienne ferme monastique. C’est dans cette dernière, transformée en musée que l’on découvre la vie quotidienne des moines d’une abbaye de montagne au Moyen Âge.

Apres un passage au pilori – les rencontres avec l’histoire ne font pas toujours le bonheur des historiens -, nous reprenons la voiture, toujours sous la pluie, et Vincent nous emmène voir le musée de la mécanique musicale.

Et là, je dois dire que ce que nous découvrons est éblouissant ! Il y a dans ce musée sur plusieurs étages, pas loin de 800 pièces de mécanique musicale, très diverses, de la plus petite mesurant quelques centimètres, à l’orchestrion, instrument capable de remplacer un orchestre !

On y trouve des carillons, pendules, boîtes à musique, tableaux animés, des automates, des orgues de rue, de danse et de manège, des pianos mécaniques et pneumatiques, des phonographes, gramophone et jukebox, des instruments à cordes avec violons, harpes, et d’autres encore que j’oublie tellement il y en a ! Une jeune femme nous sert de guide et met en marche certains des instruments, dont les sonorités sont très différentes, parfois un peu trop aigues, mais le plus souvent très mélodieuses. Nous parcourons ainsi les différents étages et allons de découverte en découverte, sans nous lasser. Vraiment un musée à recommander. D’après les différents articles qui en parlent, c’est la plus belle collection européenne d’instruments de musique mécanique, dont certains sont du 18e siècle.

 

Mais nous devons partir, car vers 18h, il faut commencer à préparer l’apéro, pour accueillir un Chapter ami, celui de Coignières, la  « Dream Vallée », eux qui nous ont si bien reçu, pour  l’ « indépendance Day » le 3 juillet dernier.

Ils arrivent vers 19h, précédés du son « potato-potato » de leurs montures et les retrouvailles sont chaleureuses. Plusieurs petits groupes se forment et les discussions sont animées.

Vers 20h30 ils prennent congé , et après dîner, Vincent lance vers 22h30 un karaoké, dans lequel Jean-Pierre s’est distingué dans une imitation de rappeur de la banlieue nord… plus vrai que les vrais !

Pour le reste, ce fut un duel de cordes vocales entre les filles et les garçons, et d’après mes renseignements, ce sont les filles qui l’ont emporté, heureusement pour la météo du lendemain…

Le lendemain  vendredi, après un bon petit déjeuner, malgré une météo  encore un peu douteuse, nous décidons de partir vers les rives du lac Léman, avec nos bécanes encore ruisselantes de la pluie du petit matin.

Après avoir parcouru de belles petites routes au milieu de la campagne de Haute  Savoie, nous faisons une pause dans la commune de Reyvroz (le nom est sympa), 

avant de nous arrêter près d’un étang et profiter d’un café chaud et de croissants apportés par Delphine et Vincent. L’endroit est reposant et nous nous installons sur une  table de pique-nique, sous les arbres, pour un moment détente. Un panneau mentionne que ces étangs, issus des torrents voisins, sont utiles à  la régénération des nappes phréatiques.

Nous remontons sur nos Harley pour un nouveau bout de chemin qui nous amène jusqu’ à un village appelé Châteauvieux. Après une marche de quelques centaines de mètres jusqu’au sommet d’un petit mont, nous avons la bonne surprise de découvrir une vue panoramique fabuleuse sur l’ensemble du lac Léman. Pause pendant une bonne demi-heure à profiter de l’endroit et à réaliser quelques images souvenir.

Un panneau avec des commentaires explique un peu l’histoire du lieu. Chouette pour les fondus du passé ! Sur ce mont, à quelques centaines de mètres de distance se trouvaient 2 châteaux : Châteauneuf et Châteauvieux. À la fin du XI ème siècle, Châteauneuf est attribué au comte de Savoie avec le Chablais et Châteauvieux est donné au sire de Faucigny. Au 13e et 14e siècle, ces deux châteaux ne trouvèrent pas mieux que de se faire la guerre et de s’envoyer des gros boulets de pierre… ce qui nous a fait bien rigoler avec Nono. Le soir, un château envoie des boulets sur l’autre, le lendemain matin, les gars de l’autre château renvoient les boulets, et ainsi de suite pendant des mois… Inutile de parler  de l’Europe à ces deux chatelains !

 Il reste au niveau de Châteauneuf une magnifique petite chapelle, adossée à un bâtiment longiligne, qui avait été abandonnée en 1703, mais dont la voûte a résisté sous un amas de décombres. Plusieurs restaurations ont eu lieu entre 1909 et 1987 concernant ses peintures, qui datent du 11e siècle ou du début du 12e siècle. Petit tour à l’intérieur pour admirer son chœur et les peintures du dôme avant de ressortir au soleil pour une photo de groupe .

Retour au parking pour enfourcher nos destriers de chrome et de métal, direction les bords du lac Léman en contrebas, à quelques lieues de là.

Après avoir solutionné des problèmes de parking pour les motos, nous passons sous la grande porte d’entrée en pierre de la  commune médiévale d’Yvoire. Ayant déambulé un peu dans ses petites rues, le groupe prend la décision d’un stop déjeuner  dans la « rue des jardins » au restaurant « La terrasse ».

Au plan historique -c’est un peu mon job-  Yvoire est un emplacement stratégique avec un  promontoire avancé dans les eaux, entre le « petit » et le « grand lac », ce qui favorise l’édification d’un château dès le XIIe siècle. Le château d’Yvoire  est un château savoyard. Le bourg fortifié est accessible par deux portes créées en 1318. Il s’agit de « tours quadrangulaires de 5 m sur 6 », appelées « tour de Nernier » orientée vers l’ouest et « tour de Rovorée », à l’est. Le port de la ville est également défendu par des aménagements. En 1615, la seigneurie passe à la famille Bouvier, originaire du Bugey, toujours propriétaire du château de nos jours.

Après un déjeuner roboratif, nous reprenons notre migration pédestre par d’autres ruelles en direction du lac. Petite pause pour admirer ses eaux claires et les voiliers de plaisance amarrés non loin de là. Puis nous remontons par une autre ruelle, la rue du Lac, qui nous ramène dans la grande rue  et ses différentes boutiques où certains font quelques achats. En continuant la marche, nous admirons en contrebas et sur la gauche le clocher de l’église au toit scintillant. Cette église paroissiale est dédiée à saint Pancrace et porteuse d’un passé chargé d’histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l’architecture religieuse savoyarde et piémontaise. Il a été construit entre 1856. Au départ, il était recouvert d’écailles en fer étamé. Au fil du temps, le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d’acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d’or…

Continuant notre parcours, nous repassons sous la porte d’entrée du bourg, ou porte de Rovorée, pour nous asseoir devant le syndicat d’initiative en attendant nos derniers amis .

 

Il faut dire que le soleil donne, comme dirait Laurent Voulzy et un peu d’ombre n’est pas un luxe !

Il est temps de reprendre les bécanes pour un retour au gite sur Morzine… Allez, on se casse !

Apéritif traditionnel (toute habitude commence la première fois !), puis déjeuner barbecue amoureusement préparé par Claude et Ian, nos maîtres queux de grands talent. Nos papilles vont etre à la fete !

  Viennent les préparatifs pour la soirée déguisée. Et aie, mes aïeux, tout le monde s’est bien lâché. À la place du notre groupe habituel, on trouvait des policiers, des prisonniers en cavale, un émir, des clowns, un bouffon du roi, un samouraï, deux dinosaures, un moine, des babacools, des punks, un vieux mafieux de Miami, et que ceux que j’oublie m’excusent…

S’ensuit une séance photo devant une cabane de jardin, par couple, puis individuelle ou selon notre délire…  ce fut une franche rigolade !

  

Retour à l’intérieur pour mettre la piste de danse à incandescence toute la nuit, avant de la terminer au petit matin, pour certains, dans le jacuzzi, … Une nuit dingue, comme dirait Jacquouille !

Le Samedi matin, 17 juillet, après une longue douche, devinez pourquoi, et un petit déjeuner bien caféiné, départ de quelques-uns à pied, pour descendre la route de la Plagne, car Vincent nous a expliqué la veille, que non loin de là se trouvait en plein air, une exposition de véhicules militaires et, où américains. Effectivement, nous découvrons une autochenille, un camion de transport de troupes, une ambulance militaire, un camion de ravitaillement en essence, et d’autres magnifiquement restaurés, datant de la dernière guerre.

 

On pouvait aussi admirer une moto française noire de la marque Automoto de 1939 en très bon état. Enfin étaient présents par ailleurs, un impressionnant truck américain, et une Ford Mustang Shelby.

Pendant que nous regardons ces véhicules, arrivent deux superbes motos Harley WLA à moteur flathead de 45 ci (740 cm3) , dont le poids avoisine les 250 kilos, ce qui ne devait pas être simple en tout-terrain…

  Bien heureusement le long de la fourche de la roue avant, on trouvait une pelle de dégagement, et accessoirement ,un fusil dans son étui en cuir.

 Vers 11 heures, nous enfourchons nos brêles sous un soleil ardent, pour partir découvrir la cascade du même nom.  La violence du torrent à l’origine de cette cascade de Haute Savoie est saisissante. 

Puis retour aux montures par une petite marche ascendante- bon sang que ça grimpe dans ce pays- pour rejoindre les bords du lac de Montriond, ou de nombreux Harleyistes ont déjà garé leur moto. 

 

Pour le déjeuner, Vincent nous avait réservé deux tables à l’auberge « Le  bout du lac », un petit coin de paradis, avec  vue superbe sur le lac et ses abords, le tout sous des parasols très judicieusement déployés.

 Apres un excellent repas avec plat et dessert unique pour tous, à part une exception, a qui les  myrtilles posaient un problème, mais pas à  son homme, qui lui les a englouties, nous reprenons le guidon pour la route des Lindarets, direction le  Village des chèvres. Petite balade découverte à pied dans ce hameau charmant ou une quarantaine de chèvres chèvres sont reines et en liberté pendant l’été…

De nombreux touristes sont également présents, car l’endroit est atypique et les environs magnifiques. C’est un peu la cohue, entre les chèvres, les piétons et les voitures, mais à priori les chèvres sont prioritaires, d’après le code de la route local et elles le savent !

Retour aux bécanes, pour continuer à grimper et atteindre Avoriaz, pour une pause et quelques photographies,

 

avant de redescendre vers notre grand  chalet de Morzine.

Une fois sur place, certains regagnent leur chambre, peut-être pour se reposer, ou parcequ’ayant  déjà vu ce qui va suivre, et d’autres dont je suis, filent plein gaz, avec Vincent a quelques kilomètres de là vers « Les gorges du  pont du diable » . La légende veut que le pont qui enjambait le torrent s’effondrait régulièrement. Aussi les habitants des deux communes voisines, Le Jotty et là Fordaz, déçus par Dieu se tournèrent vers le Diable. Celui-ci leur promit un pont, en échange de la première âme qui l’ emprunterait. Une fois le pacte conclu, Satan provoqua un éboulement et un bloc de pierre énorme forma une arche au-dessus du torrent. Les paysans, rusés firent alors traverser une chèvre. Le diable furieux Jura de se venger. Les habitants attendent encore sa revanche. En fait, d’après la guide, ce bloc de pierre est tombé lors du réchauffement climatique survenu il y a 15000 ans, avec d’autres blocs, et l’érosion du torrent a fait le reste en le creusant un défilé à sa base.

Pour descendre vers le torrent, nous empruntons des escaliers métalliques vertigineux.  Nous apprenons que tout le parcours touristique a été repensé de façon récente par les propriétaires actuels, Jocelyne et Didier Rineau.

 Les passerelles ont  été intégralement refaites durant le premier semestre 2020, un nouveau cheminement est mis en place et un « pas dans le vide » (le Pas du Diable) est accessible depuis juillet 2020. 

 

Le vide, les couleurs de la pierre, le bruit et la force du torrent en contrebas, tout est saisissant et impressionnant. Ajoutez à cela l’ombre du diable qui plane au-dessus de nos têtes, on n’a pas envie d’y passer la nuit… mais on va y passer un bon moment quand même, car l’endroit est extraordinaire.

Remontée ensuite à pied par un petit chemin de chèvres jusqu’ à la route, cardiaques s’abstenir, et nous  longeons le torrent de la Dranse jusqu’ à un barrage hydraulique en amont, le Barrage du Jotty. Balade au-dessus. Là aussi le lieu est fascinant.

  Eriger un tel ouvrage entre 1948 et l’automne 1949 a nécessité une mobilisation locale très importante. Il fallait du monde pour façonner ce géant de pierre de 60 mètres de haut sur 120 mètres de large. « Les entreprises venues dès 1946 pour le chantier ont recruté du personnel sur place. Les hommes se sont retrouvés en pleine cambrousse. Ils ont dû installer des locaux pour se loger et se nourrir à l’emplacement du camping actuel de La Baume », raconte l’ancien maire.  Plein de gens d’ici ont participé à la construction du barrage. C’était un moyen de ramener un peu d’argent à ces familles qui avaient une vie agricole. Chez mon grand-père par exemple, ça a permis de bétonner la cuisine », se souvient Jean-François Menoud. Il raconte que « les artisans comme les menuisiers, venaient louer des chevaux afin d’amener les matériaux dans les 3,6 km de galeries creusées entre le barrage et la centrale hydraulique de Bioge , la plupart de l’édifice ayant été réalisé grâce à la carrière exploitée sur place ».

L’après-midi étant bien avancée, il est temps de reprendre nos chers destriers, pour rejoindre le gîte à Morzine. Nous garons les motos derrière le chalet  depuis le premier jour et regagnons nos chambres pour nous délasser, voire même prendre une petite douche rafraîchissante.

Apéritif, puis repas et c’est le moment  remercier ceux qui se sont succédés en cuisine pour leur préparation ou pour la vaisselle, car ils nous ont régalé . 

 À la fin du dîner Vincent et Delphine prennent la parole pour nous féliciter de l’excellente ambiance pendant ce séjour, de notre participation aux différentes activités ou taches, et nous donner des indications sur le départ et le voyage du retour du lendemain. C’est vrai que ça a été un super séjour, vraiment bien organisé, très convivial et chaleureux, nous y avons fait la connaissance de Claude, Ian et Marie, des bikers adorables, bientôt en Harley probablement, et nous sommes prêts à retrouver Morzine dès 2022, pour  essayer de faire encore mieux, mais ça sera difficile !

En tout cas,  « big applause » de tout le groupe, pour Vincent et Delphine, ils le méritent infiniment ! Encore une fois , ils ont porté tres haut les couleurs de notre Chapter.

 

 

 

Didier MANCHON  « Historian »

 

 

 

 

 

 

 

 

Visites du jour: 94